jeudi 11 décembre 2008

Antonio Daniels aux Hornets!

Dans un trade impliquant trois équipes (New Orleans, Washington, Memphis), les Hornets accueillent l'arrière des Wizards, Antonio Daniels. Mike James effectue le chemin inverse.
De son coté Memphis accueille un 1er tour de draft (conditionnel) de la part de Washington et envoie Javaris Crittenton vers Washington et un 2nd tour de draft (conditionnel) vers New Orleans.

Ce n'est pas un trade aussi important en termes de qualité de joueurs tel que, par exemple l'autre trade de la nuit Diaw-Bell vs Richardson, mais il demeure néanmoins intéressant pour les trois équipes, pour diverses raisons.

Coté Hornets, Mike James quitte le club sans n'avoir jamais convaincu le coach et les fans.
Antonio Daniels semble davantage complémentaire de Chris Paul que ne l'était James. Daniels peut jouer meneur ou arrière, une bonne chose en perspective puisque Scott pourra faire jouer Paul et Daniels en même temps. Cela rappelera un peu l'association Paul-Pargo.
Daniels est également un défenseur très correct, ce que n'était pas James, qui n'a jamais réussi à réellement s'intégrer à la rotation.

Un trade bénéfique pour les Hornets. Rien de clinquant, mais malgré tout le banc continue de se renforcer par rapport à la saison dernière.

Petit recap du trade:

  • New Orleans
Départ de Mike James
Arrivée de Antonio Daniels et d'un 2nd tour de draft

  • Washington
Départ de Antonio Daniels et d'un 1er tour de draft
Arrivée de Mike James et de Javaris Crittenton

  • Memphis
Départ de Javaris Crittenton et d'un 2nd tour de draft
Arrivée d'un 1er tour de draft

dimanche 7 décembre 2008

La confiance revient, les victoires aussi

New Orleans en est à 5 victoires sur les 6 derniers matchs, une excellente performance quand on sait les difficultés que rencontrent Paul et ses partenaires à retrouver le niveau de jeu qui était le leur la saison dernière.
Peut-être faut-il arrêter de faire référence en permanence à l'année dernière, mais comment faire autrement quand une équipe a lancé de si belles promesses pour l'avenir? Les Hornets semblent toujours très fragiles, mais le fait est qu'ils présentent un bilan très convenable: 11 victoires pour 6 défaites.

Le calendrier clément de ces derniéres semaines a permis à l'équipe de se reforger un moral et surtout un esprit d'équipe qui tendait à se cachait au début de la saison. Rien de très solide, pas encore, les Hornets ne sont donc pas à l'abri d'une "rechute". Charlotte se présente sur leur chemin cette semaine, avant que l'ogre Boston ne les attende vendredi..

Sur le terrain, Chris Paul et David West tiennent leur équipe. Comme d'habitude me direz vous, mais attention à ne pas oublier un Peja Stojakovic en verve ces temps-ci! Est-ce le résultat d'une défense plus agressive et d'un rythme en attaque qui en découle? Toujours est-il que le serbe affiche une adresse insolente à 3pts sur les derniers matchs. Ainsi sur les trois dernières rencontres, il a inscrit à chaque fois plus de 20pts, avec un excellent 13 sur 21 à 3pts.

Peja c'est un peu une sorte de révélateur de l'état de forme de l'équipe. Il est assez dépendant de la tenue de son équipe, de par son rôle de shooteur longue distance. Quand l'équipe est dans le bon rythme en attaque, mais aussi en défense, il en profite souvent, notamment grâce à Chris Paul, pour régaler dérrière la ligne à 3pts.
Espèrons que ce révélateur se révèle fiable. Prochain gros contrôle technique vendredi à Boston.

Avec un Sean Marks aussi agressif, rien ne peut arriver aux Hornets!

lundi 1 décembre 2008

Chris Paul au top mais des Hornets laborieux


Chris Paul vient d'être nommé joueur du mois de la conférence ouest. Une petite surprise tout de même: autant d'un point de vue individuel il mérite amplement cette récompense, autant sur le plan collectif ceci est discutable. New Orleans présente un bilan convenable, 9 victoires 6 défaites, mais insuffisant au regard de l'effectif et de l'excellent dernier exercice. L'équipe peine en défense, ce qui donne une inconstance souvent fatale.

Il n'en reste pas moins que CP3 a aligné des stats de fou ce mois-ci. Sur les 15 matchs joués par Paul et ses potes en novembre: 20.3pts à 52% 11.6assists 2.8 steals
C'est la première fois qu'un frelon remporte ce trophée trois fois, CP3 rentre donc, de nouveau, dans l'histoire!

Concernant l'équipe, une nouvelle fois une semaine déconcertante. 3ème et 4ème victoires consécutives face aux Clippers et aux Nuggets, avant de s'incliner à Portland. Certes les Blazers demeurent invaincus à domicile, malgré tout NO doit remporter ce genre de matchs si le club veut s'installer en haut du classement et s'assurer l'avantage du terrain pour, au moins, le premier tour des POs.

lundi 24 novembre 2008

NO pitié

Ce week-end, New Orleans rencontrait deux fois de suite les Oklahoma City Thunder.


Après l'ouragan Katrina, les Hornets s'étaient expatriés durant deux saisons du coté de OKC, ils ont été très bien accueillis par les fans locaux. Ces derniers regrettent probablement les Hornets, quand on voit les résultats catastrophiques du Thunder.


Toujours est-il que les Hornets n'ont pas fait dans le sentimental puisqu'ils se sont imposés très facilement vendredi soir, puis de nouveau samedi soir, à la maison cette fois-ci.


L'ensemble reste cependant fragile, la défense soulevant toujours certaines interrogations.










L'occasion pour Chris Paul de réaliser un triple double lors de ce second match: 29pts 16assists et 10rbds. Avec un West au top, les Hornets deviennent très forts.

New Orleans n'avait donc aucune pitié face à leurs anciens hôtes. Cela leur permet d'engranger une confiance dispersée lors du début de saison. Après les Clippers mardi, New Orleans s'attaque en back-to-back à Denver et Portland.

Victoire @OKC: 105-80
Victoire vsOKC: 109-97
Bilan: 7v-5d

jeudi 20 novembre 2008

Plongés dans le doute




Le bilan est équilibré, est-ce vraiment la peine de se poser des questions sur le niiveau de cette équipe? Je ne pense pas, toujours est-il qu'après un début de saison très intéressant, les Hornets ont considérablement baissé de niveau, comme l'atteste cette défaite at home face à Sacramento.

Plusieurs facteurs sont évoqués pour expliquer ce bilan plus que mitigé compte tenu des promesses posées depuis la saison dernière.

La parole à la défense

La défense collective était d'un niveau plus que correct la saison dernière mais cette année les Hornets ont du mal à trouver leurs repères et surtout les fans fustigent un manque d'engagement criant, que ce soit sur les aides défensives mais aussi au rebond.
West et Chandler ne sont, par exemple, pas aussi efficaces que par le passé. Cela donne une 29ème place en prises par match!
C'est à peine mieux pour le pourcentage de réussite aux shoots de leurs adversaires, 23ème avec 46% tandis que Boston ne laisse shooter l'équipe adverse qu'à moins de 40%...

Attaque!

Sans vouloir accabler David West, qui sort malgré tout des statistiques honnêtes, le fait est qu'on lui demande davantage que des performances honnêtes au vu de son statut de all star. Il marque moins (19.3 contre 20.6), prend moins de rebonds (6.7 contre 8.9), contre moins et perd davantage de ballons. Cela laisse transparaitre un manque d'engagement voire d'implication assez étonnant pour ce joueur. Je pense que c'est l'une des clés de la période décevante des Hornets. Avec un West au top, NO devient bien plus fort.

Concernant le reste de l'équipe, il semble que l'alchimie sur les postes 2 et 3 ait du mal à arriver. Scott utilise toujours très peu Julian Wright, alors que ce dernier pourrait apporter de l'énergie non négligeable. Une question pouvant se poser est peut-être la "sur-population" sur ces postes. Stoja n'est pas régulier, Mo Pete se bat énormément mais reste relativement peu productif, Posey est une satisfaction de ce début de saison mais pourrait être davantage impliqué, Butler rend de bons services mais souffre peut-être de la façon dont l'utilise Scott, son temps de jeu variant énormément, et Devin Brown n'entre que de temps en temps dans la rotation.
Cela donne un banc plus costaud que la saison passée, mais peut-être serait-il plus bénéfique de réduire la rotation sur les prochains matchs afin de retrouver cet esprit d'équipe et cette solidarité qui faisaient le succès des Hornets en 2007-2008

Et maintenant?

Oklahoma City au programme, en back-to-back, à OKC puis à NO. Victoires impératives, et avec la manière, sinon on pourra parler de crise au sein des Hornets.

jeudi 13 novembre 2008

Jeff Bower, et si c'était lui, la star des Hornets?

Voici un article que j'ai écrit pour le site Passion Basket: http://passionbasket.free.fr.
Régulièrement, une (voire deux) fois par mois, vous pourrez y retrouver mes articles: toujours sur les Hornets, mais davantage axés sur le fond (bios, analyses du jeu, etc.), tandis qu'avec ce blog Hornets France je m'intéresse d'abord à l'actualité des Hornets.


Chris Paul, David West, Peja Stojakovic, Tyson Chandler, James Posey... Ces joueurs font les beaux jours des Hornets. Ils sont même peut-être entrain d'écrire l'histoire des Hornets cette saison. Mais derrière cet effectif de qualité et à l'excellente alchimie, on trouve un homme très discret, peu fervent des projecteurs mais qui est à l'origine de la (re)construction de cette équipe.

Jeff Bower a rejoint les Hornets, alors à Charlotte, en tant que Advance Scout. Il était en charge de superviser les adversaires des Hornets, les joueurs à suivre pour d'éventuels trades. Il a ensuite progressivement gravi les échelons : Directeur du scouting, Assistant coach, Assistant general manager, General Manager (officieusement, il était encore en dessous de Bob Bass, le vrai General Manager de l'époque). Mais il décide de rejoindre Tim Floyd pour devenir Assistant Coach ä Penn State. Suite à cette courte parenthèse, il revient aux Hornets et après un an en tant que Director of Player Personnel, il remplace Allan Bristow au poste de General Manager. Nous sommes en 2005 et il est désormais seul maitre à bord.

Draft 2005 : un cadeau tombé du ciel

Parmi les joueurs de l'effectif actuel, seul David West était déjà un Hornet avant l'arrivée de Bower et sa passation de pouvoir avec Bristow. Bower est d'ailleurs arrivé au "meilleur" moment pour un GM : une situation sportive déplorable (seulement 18 victoires la saison précédente) et un bilan financier très favorable, ce qui est tout à fait propice à une reconstruction.

Bristow a réussi un beau coup avant de laisser la main pour cause d'ennuis de santé en draftant Chris Paul à la draft 2005. Malgré un tel bilan, NO n'avait que le 4éme choix de la draft. Devant eux, les Bucks, Hawks et Jazz ont fait l'impasse sur CP3 lui préférant Bogut, Marvin et Deron Williams. NO avait désormais les fondations pour reconstruire une équipe compétitive : un meneur promis à un avenir radieux, tant sportivement qu'humainement. Et cette dernière caractéristique, on la retrouvera tout au long de la carrière de Bower au poste de GM, qui a fondé une équipe sur des valeurs telles que l'humilité et le respect.

New Orleans entame donc la saison 2005-2006 ... à Oklahoma City, suite à l'ouragan Katrina. Paul et West s'affirment d'entrée comme les patrons de l'équipe.

Mais Bower n'en est qu'au début de son œuvre. L'été suivant, il réalise deux très belles opérations, quelque peu critiquées à l'époque mais qui s'avèreront être de beaux coups.

Tout d'abord, il accueille Peja Stojakovic, pour qui les Pacers ne voulaient pas casser leur tirelire.

Plus risqué encore, Bower parvient à transférer PJ Brown et JR Smith contre Tyson Chandler. Chandler n'est alors plus vraiment en odeur de sainteté chez les Bulls, décevant depuis son arrivée en NBA. On ne voit en lui qu'un rebondeur athlétique, inutile en attaque. Mais pas Bower, qui croit à un axe meneur-pivot efficace et complémentaire.

Bower donne les clés de la maison à Paul

En fait Bower construit l'équipe autour de Chris Paul. Il lui associe un scoreur en devenir, David West, qui répondra rapidement à cette confiance alors qu'il avait été miné par les blessures et/ou par le peu de temps de jeu durant ses deux premières saisons. Puis en la personne de Stojakovic, Bower apporte un shooteur longue distance capable de profiter des espaces créés par les pénétrations incessantes de CP3. Enfin, le GM choisit de lâcher un PJ Brown vieillissant et un JR Smith difficilement gérable pour former un duo intérieur complémentaire avec un jeune pivot qui a soif de revanche, et qui saura profiter des caviars de CP3.

En 2007, NO signe Morris Peteron, alors free-agent. Un autre shooteur, mais pas seulement, pour étirer les défenses et laisser de la place à Paul et West. Un renfort discret mais utile.

En deux ans, Jeff Bower a ainsi formé la structure de base de l'équipe actuelle, qui a montré toutes ses qualités la saison dernière en atteignant les demi-finales de conférence.

Son travail ne s'arrête pas là, puisqu'il doit désormais entourer ses joueurs, afin d'avoir un banc compétitif, ce qui lui manquait la saison dernière. En plus des jeunes Wright et Armstrong, Byron Scott peut désormais compter sur Mike James, Rasual Butler, Melvin Ely et surtout, James Posey, en provenance de Boston.

Il faudra attendre la fin de la saison pour évaluer les conséquences d'un tel move, mais en cas de beau parcours des Hornets en Playoffs, on pourra parler de coup de maître de la part de Bower. Il a réussi à attirer aux Hornets un joueur extrêmement convoité par bon nombre d'équipes NBA. Posey, tout fraichement champion, cherchait un nouveau challenge mais aussi et surtout un contrat intéressant. Il obtiendra les deux chez les Hornets, Bower battant les autres GMs durant l'été dernier.

Bower y est presque

Un homme discret tout au long de sa carrière donc, qu'il soit Scout ou General Manager, cela donne une équipe à son image : humble et talentueuse. Chris Paul incarne cela parfaitement, tout comme le reste de l'équipe. Byron Scott a à sa disposition une équipe très équilibrée, à l'état d'esprit irréprochable. De plus, les joueurs savent par quoi la ville est passée après ce terrible ouragan, ce qui les aide à donner toujours plus aux fans. Ces fans n'avaient pas besoin d'un GM bling-bling ni de blockbuster trade, mais avant tout d'une équipe soudée pouvant représenter leur ville avec courage et dévouement.

C'est peut-être le premier succès de Bower, qui, espérons-le, sera suivi de bien d'autres. Il pourra alors observer cela, dans l'ombre, sans bruit, mais avec délectation.

Les Lakers trop forts

New Orleans a pu mesurer hier soir l'écart qui les sépare d'une équipe favorite pour le titre, les Los Angeles Lakers. A domicile, NO n'a fait que subir la domination des californiens. Chris Paul aura beau réduire l'écart dans les dernières minutes, Kobe Bryant se faisait alors un plaisir de réduire à néant les espoirs nés de cette folle remontée.
Phil Jackson regrettait ce relachement des Lakers ou cette belle remontée des Hornets, au choix, mais la victoire est malgré tout au rendez-vous pour LA, seule équipe désormais invaincue dans la ligue après la défaite d'Atlanta à Boston cette nuit.

Pour NO, rien de bien grave cependant. Paul et West ont assuré les tâches offensives, délaissés semble t-il par les shooteurs de l'équipe. N'ayant pas vu le match, je ne peux dire si cela est dû à une adresse déficiente ou à une grosse défense, mais je pencherais pour la deuxième option, tant la défense des Lakers est impressionnante depuis le début de saison.



L'année de la consécration ou de la déception?

Il est toujours difficile de situer le véritable niveau de cette équipe des Hornets. Après un excellent début de saison, elle n'a pas su encore affirmer sa supériorité à domicile et laisse entrevoir quelques moments d'absence dans certains matchs.
Peut-être est-il nécessaire de réduire la rotation? Hier Phil Jackson a utilisé quatre remplaçants, et Scott six, Ely n'entrant pas en jeu alors qu'il joue dans les autres matchs. Cela fait un peu trop à mon sens, même si on peut l'expliquer par l'absence de réussite de Stojakovic et Peterson et par la discrétion de Chandler.
Cette tendance se confirmera ou s'infirmera vendredi, pour un nouveau gros match. Cette fois-ci, New Orleans reçoit les Blazers, qui viennent d'enregistrer le retour de Greg Odem.
Ce match sera selon moi l'occasion de voir où les Hornets en sont véritablement. Si les Lakers font partie des grands favoris pour le titre, Portland se place parmi les outsiders, ces équipes capables de battre n'importe qui mais encore trop justes pour rééditer des grosses performances à chaque match. Les Hornets doivent gagner ce match, pour définitivement lancer leur saison et s'affirmer, réellement, comme outsiders sérieux.

Défaite vs LAL: 86-93

Chris Paul face à Bynum, symbole de la domination des Lakers?